On s’observe mutuellement
comme des bêtes des amants
ignorant leurs feux leurs cœurs aimants
on ne se parle même plus
nos sourires ont disparu
nos âmes sont flétries déçues
nos yeux reflètent un vide
une affection invalide
nos visages sont des rides
notre physique décline
et nos deux esprits s’inclinent
comme des statues en ruine
notre conscience est morte
d’inquiétude de telle sorte
nos flammes sont une cohorte
ratatinée inassouvie
illusionnées sont nos deux vies
les longs pénibles jours de pluie
on se croise on s’ignore
avec mépris notre seul ressort
l’amour on y croit encore
on ne sait pas toujours comment
si j’ai tort ou si toi tu mens
on se hait comme deux amants
le seul responsable est le temps
çà c’est ce qu’on se dit souvent
l’esprit jeune fort innocent
tu m’en veux moi l’ardeur folle
qui te prône son idole
mon estomac est une fiole
je n’ai pas faim pas soif ces jours
pas de rancœur de mauvais tours
n’étant pas aveugle ni sourd
mon existence est une rue
déserte drôle ambiguë
elle me pourfend puis elle me tue.
Après Janvier ou Février 2001-2002 ?
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Ô ombre sans peine perlée de bronze
tu me retiens ô ma vie mon soleil
amer à l’horizon baigné vermeille
plongé dans l’âme liquide bleutée d’or
comme des étincelles de feu de mort
tu me retiens aspect pur sans miel
est-ce pour mieux m’attirer vers ton ciel
ton ciel sans lune qui reflète mon sort ?
Tu me tues femme de feu de fer sans soleil
tu me tues meurtrière beauté vermeille
tu me tues ton cœur n’est pas d’or mais de bronze
de ton corps je n’en retiens qu’un goût amer…
2001-2002 ?