" Article de l’humanité " ou " Cent poèmes de nuit ". Qu’en est-il ? Je n’ai pas favorisé le premier titre dès l’abord, quand j’entrepris de rédiger cette somme fournie en poèmes au ...
Moi je dis : c’est quand qu’on a bu un bon verre de calva qu’on a le plus de jus pour écrire. Même Thérèse, elle me croit pas. Elle croit en rien. Ça lui donne l’occasion d’aller ...
Je comprends votre attente… vous avez dû vous demander ce que ce brave Youki était devenu, après s’être ni présenté dans son identité et dans sa chair, sauf dans quelques idées tristes, ...
Nous pourrions nous poser la question de l’anonymat vis-à-vis de cette pièce de musée et de cette œuvre d’art contemporaine, qui s’est exclue provisoirement de toute exposition enrichie ...
Je vais pouvoir aborder sereinement le dernier ouvrage primé par le prix Jean Aubert, intitulé La genèse des sources, de Madame Éliane Zunino-Gérard. Le choix sélectif ...
Excessif, il l’est ; par ses raisonnements exagérés, par son émotivité exacerbée, par l’intransigeance de son point de vue, l’affirmation de son opinion, la violence de ses ...
Fixer l’éternité dans le définitif, comme un diamant dans un chaton est audacieux, j’en conviens, et à un certain point, promptement idéaliste. Attardons-nous sur ce quatrain ...
Un élément majeur gêne la parfaite concordance des choses, notamment au niveau de la réception poétique ; c’est le fait de concevoir, et de penser la réflexion visuelle. Autrement dit, le fait ...
Charpentreau12 avait émis l’hypothèse qu’au minimum, un poème de structure classique, plutôt qu’un ramassis de vers libres, valait sans doute mieux comme poème, sur une même échelle ...
CORPS, ESPRIT ; TEXTE, POÉSIE [ 2008-2009 ] Le poète est fait de chair et de sang : dominé par le contact du silence. Je ne sais comment commencer un début ...
ENVIE D’ÉCRIRE C’est une logorrhée (Diarrhément !), Ma plume enguirlandée (Oui, carrément !) Par l’ovale d’une orée (La muse aimant !), Pour la mise au point demandée.
J’ai goûté le sel du bras doux comme du pain, Des taches de son roulant sur sa peau bronzée. Calme comme la mer et ferme sous ma main, Je ne voyais l’os de sa figure allongée. Je me rappelle de ...
Mon auteur, vois-tu là ce que ce non m’inspire ? C’est un hiver de marbre et de foyers heureux, C’est un tandem de chair, de souffles amoureux ! C’est la rosée en l’air du geste qui fait ...
La tête en feu d’un vaillant coup d’aiguille vers le plexus, la tête en feu rafraîchit d’un savant compte-moutons. À l’ordre incommensurable, s’ordonnent les suivants ; chiffre numérable, nombre ...
*** Je suis pris du doute qu’assaille l’exercice des gens qui n’ont pas travaillé. Je suis surtout pris du doute qu’inocule l’esprit de concours des gens qui révisent en marge. Mais je suis ...
(...) Nous l’aperçûmes en train de marcher sur le pont du rond-point, à droite, avec un air tellement sinistre que l’on se murmura qu’il n’était vraiment pas un caractère aimable. ...
(...) À ma grande joie, ou à mon grand regret, je tapai sur une bordure métallique. Une pancarte de village ! La rouille avait quasiment sali la surface lisible. J’avais rêvé ...
(...) Je me sentis dans une solitude lamentable dans mes débuts. Aussi écoutais-je de la musique pour me détendre. Je ne voyais venir personne ; il faut dire que les cours ...
À la pensée humaine, à l’humaine poésie Je profite d’un jour noir, ô lamento funèbre, pour arpenter les sentiers ocres et jaunes des années imprégnées de la démarche spirituelle de nos ancêtres, ...
À l’immortalité du poète, à l’éternelle poésie (...) Je suis de plus originaire d’Honfleur*, et j’ai fait mes études à Caen. Nos braves enseignants doivent hélas avoir le souvenir d’un type ...
L’ÉTERNEL AMANT Il y a ce jour de février deux-mille un, le regard croisant l’autre, la pourchasse et la fuite. À moins que ce ne fût l’illusion d’un autre que l’autre - devant soi -, et que ...
J’avais fini de rêver au bonheur enfantin, d’imaginer l’existence comme une protection de plénitude, où l’Apocalypse, peu importe son ampleur, son intensité, m’eût laissé ...
Le temps passe vite ; pourvu que ce soit l’oubli pourvu que ce soit l’espoir, ou l’attention que nous portons au-delà du monde, en marge d’une communauté, en marge de ...
Elle Elle. Je ne peux vivre sans femme. Sans rire ! Et cette femme, je n’en veux pas. Celle-ci : il n’y en a qu’une. Il n’y en aura jamais plusieurs ; toutes mortes autour de ...
* MOUVEMENT HUMIDE J’ai donné ma langue à l’homme qui l’a retournée en la battant comme de la viande au milieu de la paroi buccale une rotation à trois cent soixante ...
Il m’arriva un soir d’être soumis à une curieuse fatigue. Ce n’était certes pas l’air vivifiant de la Normandie, malgré toute son humidité mélancolique. Même les rivières d’eau douce ...
Le mot est à ce que j’entends à première vue : « doigt » au toucher, « tympan » à l’ouïe, quant à l’odorat : ?, le goût : ? et la vue : ! Ce sont les termes que j’emploierais pour ...
Je ne sais comment considérer cette histoire… ou devrais-je dire cette épreuve de ma vie ? Elle paraîtra suspecte, sinon absurde au lecteur qui me lira, et qui suspicieux de ma ...
Aujourd’hui, autrefois le désir est prenant, la soif de réussir, la soif de vaincre. Pas de mot-clef, pas de mot-limite pour ces réalités propres que je contemple dans l’anorexie trouble de ...
C’est toujours en fumant un bon vieux havane ou en buvant une tasse chaude remplie de chocolat marron que je déblatère mes récits. Il y a toujours du bon à tirer des ...
Le soleil d’anthologie qui survient après une période hivernale très désagréable n’a pu qu’échauffer les esprits dans le bon sens de l’humeur et le goût de l’objectivité manichéenne. Notre ...
Cher monsieur, J’ai bien reçu de votre part la missive attestant de la chaleureuse approbation qui a précédé ma distinction de membre de la Société des Poètes Français. ...
À ma première surprise, messieurs les jurés, j’élabore maintenant ce qui s’apparente à un discours artistique et à un baroud d’honneur qui ne vibre d’aucun applaudissement, si ...
C’est un regard apprivoisé ; le nôtre, le mien. Un port frais, bandé de feu. Des V blancs dans le ciel clair,des silhouettes dans l’azur brumeux. C’est un paysage ;de jaune ou de blanc. Sans ...
Nous, les satyres, aimons les chanteuses. Nous aimons les chats, nos voisins de palier à l’aube, mais nous sommes affolés par les cerbères. Nous aimons faire ...
Silence J'ai un silence d'amour pour deux. Un silence d'or sous les piliers épais. J'ai un dîner autour du feu, qui vaut tous les feux humains. J'ai un silence. Un or qui résonne dans une poêle ...