Samedi 27 septembre 2008
Nous, les satyres,
aimons les chanteuses.
Nous aimons les chats, nos voisins de palier à l’aube,
mais nous sommes affolés par les cerbères.
Nous aimons faire l’amour et la fête.
Contre toute opinion reçue, nous pleurons souvent.
Nous sommes amoureux, pendant les bacchanales,
possédons avec assiduité les nymphes
- hamadryades, dryades et naïades -
dans les fourrés latins,
qui nous le rendent bien en nous tirant la barbichette.
Nous savons nous montrer humbles
et respectueux comme des boucs.
Nous n’aimons pas les jaloux, les avares, les cupides, les tyrans.
Après la chute de Pan, notre père,
nous avons été bannis de notre famille céleste ;
Sans cornes, sans queue ni sabots,
nous avons été en esclavage.
Traités comme des bêtes,
nous avons fait preuve d'intelligence.
Nous sommes parvenus à rejoindre la foule,
ayant dansé sur un cercle d'entente,
en crachant des ronds de feu,
et à nous défouler en masse.
Les hommes nous aiment bien :
nous, on aime bien leurs femmes.
Les femmes nous aiment bien aussi,
et nous, on aime bien leur bière.
Mais ce que nous aimons par-dessus tout,
c’est la poésie.




Oui / Non