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  • aureoledessatyres
  • : 05/07/1981
  • : Célibataire

Eau de vie




SPF
/ SGL :
le titre et
la reconnaissance.

" Le monde est un texte "
- revue Nrf n°585 Avril 2008.

J-M. Maulpoix (site) et la réflexion
introductive sur la poésie contemporaine.

Anciennes revues disponibles
(dossiers, critiques) à la Maison de la Poésie.

Matthias Vincenot ; 19 Janvier 2009 :
La discordance des temps au temps des cerises.

Nouveau concours littéraire
"Mémoires Vives"
établi par l'auteur(e) Eléonore Dastugue
à l'adresse suivante :
http://memoires-vives.over-blog.com.

Le Matricule des Anges : les grands connus et les grands ignorés.

La Nrf (2008-2009) se consacre à la littérature Coréenne - prose et poésie.

COSE-CALCRE Fiabilité des contrats : comptes d'éditeurs, prestataires de service, et... liste noire.

Panorama pictural au Cepal (www.le-cepal.com) et à l'Espace Monpezat (espace.spf.over-blog.com).

Jacques Charpentreau, le Coin de Table, et les aléas, vicissitudes du monde littéraire
.

Le centenaire de la Nrf avec ses partis pris, ses morceaux d'anthologie et ses auteurs fétiches.

Le méli-mélo éthique de l'Académie classique De La Poésie Française ; respecter la "confiance morale" ou amonceler l'ardeur négative.

Les conférences de la Société
des Poètes Français au Sénat : figures du monde
littéraire et du milieu artistique.

Il manque des loups blancs
pour remplacer les chats noirs.

Kemal Tackin ou la force
du nombre : http://kemart.neuf.fr.

Nicolas Lizier ; graphiste
de la mode : www.nicolaslizier.com.

Lizzi Miller :
la mode et ses rondeurs.
Réflexion à venir
sur la beauté, le charme et l'esthétisme.

Sarrouss l'Anormasseur.

Eloïse Labro : Vénusienne empathique.

La revue littéraire et les champions d'orthographe.






Espace-Temps

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Analyse systémique

Transfert-en attente



          * Article
             de l'humanité

          * Insomnies & Cie
          * Introductions
             - contes et nouvelles -
          * Extraits de correspondance
                (2008 / 2009)

          J'épargne au lecteur dans la version textuelle toute forme exclusive d'application de ma vision du langage poétique, en lui présentant chaque conte ou chaque nouvelle dans un mode de cohérence approprié pour la réception publique. Les tensions revêtent plusieurs formes et aspects : 1. Majuscules / Minuscules (débit verbal, rythme de lecture) 2. Accord en genre et nombre (verbes de subjectivité) 3. Temps de conjugaison (imbrications récit / discours) 4. Adjectifs de couleur volontairement invariables 5. Le récit d'un discours et le discours d'un récit qui narrent ou poétisent une vision du monde. Tels sont les éléments sporadiques inhérents à l'exercice commun de "voir et lire" ; tantôt la figure stylistique affirme l'approche visuelle au détriment de la syntaxe traditionnelle, tantôt le "raconter" supplante le "dire" par une volontaire "façon" d'écrire et une souplesse de ton. 


      

Panorama conditionnel





" Le Dieu pleure sa création " (2001)



"Ma femme !" (1999)



"Décrépitude" (1998)



Intrusion / Accès




Non autorisée - 1526
Base de conversion interactive : 7559





Tension : Déverrouillage




_ phase d'enregistrement de données ...



          (...) Je ne t’ai pas parlé jusque-là de l’histoire du poète antique dont on comparait l’exercice à la clarté du soleil ; et tu vas comprendre pourquoi il ne fut qu’une légende. Ce poète avait très tôt acquis un don, dont tu devineras la portée et la mesure. En grandissant, son art devint si éloquent qu’il suscita l’admiration de tous. Il avait conscience de son talent, l’assurance de la réussite et l’intuition de son génie. La vanité le guidait, comme un esprit supérieur, et cette confiance absolue à point nommé de son inspiration personnelle le rendait victorieux de tous les concours du pays. Il confondit l’art et la notoriété dans la majorité de son œuvre. Il prit plaisir à se représenter, à se mettre en valeur, croyant incarner la poésie brute. Si l’on affirme qu’un fou voit ses rêves dans son propre miroir, on prétend qu’un artiste en prédit la mise en scène. C’est la fatuité de l’invention, la fierté du culte. Aussi prit-il l’habitude de travailler en compagnie d’un miroir, puis de deux, puis de trois. Il entreprit même de ne s’entourer que de miroirs pleins, reflétant sa personne unique. Et considérant que son inspiration était purement divine, il s’employa à déplacer tout son matériel au milieu d’un espace ouvert, à l’air libre. Il considérait que la planète solaire lui octroierait la force d’entreprendre, et qu’illuminé par les rayons du ciel, il peindrait son âme sur une feuille, au milieu d’un cercle de lumière. Au lever du jour, la lueur primaire activa un système concentrique de reflets qui se réunit au centre de l’organisation matérielle prodigieusement mise en place ; attisé par le feu soudain, l’artiste périt consumé avec la plénière substance de son œuvre. C’est ainsi que l’on meurt poète à défaut d’éterniser l’ouvrage au milieu de l’Univers.
(...) La poésie est historiquement une perfection dans l’existence, en tant que « produit fini », brut, inscrit dans le Temps, mais certainement pas volontairement, dans l’art de la pratique, à titre de production atemporelle. A savoir que si le poème n’était qu’historiquement parlant, sans doute serait-il inscrit, mais sans doute méconnu ; s’il n’était par contre que volontairement parlant, sans doute attirerait-il l’attention publique, sans jamais se fixer temporellement dans l’histoire de la poésie. Un peu comme ces textes datés du dix-huitième siècle dont on fredonne aujourd’hui les vers, sauf que cette universalité traduit là le parfait équilibre des qualités du poème. Le « fini » induit d’ailleurs le perfectionnement vers l’atemporalité, préexistante pour ainsi dire à l’élan créatif : car ce n’est pas l’inscription qui définit l’atemporalité, et par ailleurs la marque écrite, qui permet l’inscription dite, mais sa nature inclusive dans la volonté qui l’accomplit au fil de l’écriture. Elle est la permanente originalité (tout en rappelant le lien à l’origine) qui élargit le rayonnement mémoriel d’une œuvre, dans sa prétention séculaire de prééminence. La vraie création n’encourage donc pas la réfection mais la création nouvelle. Et toutefois, nous ne pourrions attribuer au terme d’ « atemporalité » une définition parfaite, ou du moins idéale, puisque sa fonction impliquée par une foi très aiguë la situe indubitablement comme un but plutôt qu’un rendez-vous. Dans une certaine mesure, l’intemporalité entre dans un cadre de réalisme artistique, comme la modestie d’une entreprise, éculée par ce désir d’expression de tous les temps. Méfions-nous des termes absolus qui réfèrent plus qu’ils ne définissent, sans vraiment s’assumer sémantiquement parlant, trop empreints d’idéalisme. C’est dans cette condition relative qu’il faut entendre « universalité » et « parfait équilibre » : dans l’objectivité grâce à laquelle l’être humain évolue au fil du temps. La perfection artistique est présente, omnisciente à la conception créatrice, au présent que présentement l’acte d’écrire rend caduque puis fuyant ; la perfection que nous obtenons est littéralement scripturale ! L’idée active l’activité idéelle. Or, c’est une somme idéelle que nous tentons de fixer à point nommé d’un travail d’orfèvre. Or, la vérité n’est pas là, dans cette conception du présent, mais de l’œuvre présente. Nous présentons telle œuvre comme nous œuvrons un présent : à nous de surpasser ce présent-présentoir pour instaurer au présentoir un présent nouveau d’œuvre. Et nous appelons plus régulièrement la perfection ce qui traduit le surpassement de soi vers l’œuvre d’art, à savoir celle qui impose un présent présentement à sa mise en œuvre. (...)  Ns avatar de Ns. Ns nom de Ns, Ns en train de devenir Ns. Qui est Ns ? Je viens de me rendre sur Internet pour te demander de faire partie de mes amis d’enfance ; comme si malgré ce qu’il en est réellement, il suffisait de cliquer pour prouver cette vérité condescendante et préférentielle, en fait preuve d’ignorance de l’entourage. J’espère que je n’ai pas commis l’erreur identitaire de me tromper de personne. Il s’agit d’une relation exclusive, où tout propos est ferme. Comme si chacun conversait sur un mode réfléchi d’écriture automatisé, ne prenant mutuellement connaissance que des traits saillants de la personnalité absente. L’humanité y est comme glacée par la permanence de l’acte de dire. Un individu auquel on hésiterait couramment à s’adresser, on lui adresse plus volontiers la parole lorsque l’implication physique n’est pas présente dans l’objet de discussion mental. L’ouverture au psychisme y est latente et favorise le type d’écriture automatique, exactement comme on s’exprime volontairement sur un PC utilitaire, à travers une connexion directement établie avec les potentiels lecteurs. Il y a cette franche superficialité des rapports qui dénue même la textualité la plus brillante de sa valeur poétique. Et ce que j’ai placé en évidence s’illustre dans l’ensemble ras. Oui, parce que l’oralité représentant un rapport de langage immédiat, les blogs ou les messages via l’informatique le représentent de manière plus lointaine. Et vois-tu, je suis davantage tenté de connaître ainsi des individus que j’ai bien connu autrefois, mais avec qui je m’étais brouillé, comme si un retour en arrière s’avérait nécessaire, comme si je m’offrais la possibilité d’une re-connaissance avec cette approche. Et curieusement, les artistes présents sur le net, que je connais si bien par leurs œuvres, ne me donnent pas véritablement envie de les connaître pour un lien basique. Et ce qui choque dans ma biographie, c’est la richesse et la complexité d’un rapport ouvert au public, sans l’appréhender le moins du monde, avec une familiarité commune, qui, malgré tout, n’est pas humiliante. Internet doit être pour moi un outil de diffusion d’informations, sans valoir la garantie du contact humain, dans sa proximité spatiale et son recul psychologique. En m’investissant pourtant dans ce rapport consternant de platitude, je prends toutefois un recul critique vis-à-vis de mon contact avec autrui plus construit, plus intense. Je n’ai pas dit mon dernier mot et tu n’as pas bu ton dernier verre. N’est-ce pas une réalité que je pénètre pour mieux la fuir dans mon univers ? Une ouverture en retraite ? Il est préférable que ce système relatif relationnel demeure dans l’intimisme. Nous pouvons faire preuve ici d’une libéralité indifférente, qui n’aura pas sa place au niveau social ou professionnel, plus convenue, ni dans le domaine artistique, parce que universelle. En même temps, l’expérience est probante de ma façon de travailler dans la vie quotidienne, en pensant naturellement les choses. Je pourrais aussi bien tomber sur des anecdotes sauvages telles que : « J’aimerais que tu me rendes le taille-crayon que je t’ai prêté il y a dix ans » ou « Ça fait dix ans que je rêve de t’éclater la gueule. » C’est une réalité virtuelle, avec ses degrés d’intellectualisme, celui-là même que nous devons distinguer dans la fleur massique du magma verbal codé, semblable à une matérialisation de la virtualité où justement, le mélange de l’art et des registres n’est pas permis, au risque d’une vision dévalorisante de l’auteur sur son œuvre elle-même.


(CORRESPONDANCE 2007-2008)



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Coordination : Sens

Oui / Non

Mardi 9 septembre 2008







Silence





J'ai un silence d'amour pour deux.



Un silence d'or



sous les piliers épais.



J'ai un dîner autour du feu,



qui vaut tous les feux humains.



J'ai un silence.



Un or qui résonne



dans une poêle que je caresse,



que je consomme,



un silence d'amoureux.





(?)







La femme-croissant









Le remue-ménage de l'instinct





au milieu des mouvements brefs,





collés sur le trottoir d'un habitus radical,





les yeux surplombés des yeux,





les yeux gonflant les organes,





les yeux ruminant des yeux,





le faciès bleu des fesses en l'air.





Sur l'élan d'une jambe provocatrice,





l'homme pose un regard vif et lunaire,





expirant trois étoiles de sucre,





l'odorat frémissant d'un singe en alerte.





(Mesures du désordre)


















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