Je suis

  • : Homme
  • : Célibataire
  • : 05/07/1981

Eau de vie




SPF
/ SGL :
le titre et
la reconnaissance.


" Le monde est un texte "
- revue Nrf n°585 Avril 2008

J-M. Maulpoix (site) et la réflexion
introductive sur la poésie contemporaine

Anciennes revues disponibles
(dossiers, critiques) à la Maison de la Poésie

Matthias Vincenot ; 19 Janvier :
La discordance des temps au temps des cerises

Nouveau concours littéraire
" Mémoires Vives "
établi par l'auteur(e) Eléonore Dastugue
à l'adresse suivante :
http://memoires-vives.over-blog.com

Débats d'aujourd'hui sur l'enseignement et la pratique de la poésie classique à l'école : la poésie comme texte ? Un mode d'expression idéal ? Le respect exclusif d'un art ? Identité culturelle ou culture identitaire ? Une forme de la liberté individuelle ? Histoire de l'art ou éducation à l'art ? Une "vraie" et une pseudo-poésie ? Privilège ou publicité ? Classique et pas baroque ? Savoir ou dissension ? Culture antérieure ou renouveau culturel ? Interprétation du passé au présent ou interprétation du présent avec un mode archaïque ? Quelle affirmation littéraire de soi ? Patrimoine et relève ? Définition de l'indéfinissable ? Compréhension d'un système ou du principe de son évolution ? Passé au présent ou présent au passé ? Y'a-t-il un art véritablement contemporain ? Quelle vision de la poésie contemporaine ? Vers classique, libéré ou libre ? Quelles licences ? Pied technique ou syllabe grammaticale ?  Inspiration ou esprit d'entreprise ? Foyer de valeurs actuelles ou retour à celles d'une certaine époque ? Rhétorique, façon, manière dans l'écriture ? Quel âge d'or de la poésie : dans sa pensée ou son commerce ? Elite ou ségrégation ? Mouvement, courant ? Conservatisme, avant-garde ? Conceptions du vrai, du réel ? Propos du jour ou jour à propos ? Un système indémodable ou une malléabilité de règles ? Poète ou imposteur ? Tension de la modernité ?  Travail de l'esprit ou rapport de l'inconscient ? Autorité ou transmission ? Devoir ou partage ? Etude ou poursuite de l'oeuvre ? Positivement, autant de questionnements dans l'approche artistique avant la réponse.

Le Matricule Des Anges : les grands connus et les grands ignorés.

La Nrf (2008-2009) se consacre à la littérature Coréenne - prose et poésie.


COSE-CALCRE Fiabilité des contrats : comptes d'éditeurs, prestataires de service, et... liste noire.

Concours "Prix du jeune écrivain" (Mercure de France) ; véritable école d'écriture, c'est l'épreuve idéale afin de répondre exactement à la demande de l'édition contemporaine, avec encadrement et atelier d'apprentissage. C'est le ménage parfait du commerce littéraire et du rendement qualitatif. Cela permet la mise en valeur d'écrivains assurément doués. L'aspect critique de chaque texte est relativement sommaire
, privilégiant les drames humains et psychologiques de la vie quotidienne, imposant une conception arbitraire de l'art : l'attachement à la mode du temps, la promotion du talent commun, le respect de l'organisation d'un type de structure phrastique, lié à une façon protocolaire d'affirmer toute chose, l'orientation d'une certaine recherche syntaxique et l'intérêt porté à la richesse lexicale participent à contribuer à la dépersonnalisation du style.

Internet et la littérature : avenir et tradition, respect des formes, identité de la substance.

Arrestation d'auteurs trop curieux, culture encadrée, renforcement de la sécurité à l'école.

Panorama pictural au Cepal (
www.le-cepal.com) et à l'Espace Monpezat (espace.spf.over-blog.com).






Espace / Temps

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* Poèmes de nuit.


* Les nombres infinis.
* Oeuvre synchronique.
* Compte-rendu 2008-2009.

* L'Homme est une bête fragile.






N.B : J'épargne au lecteur dans la version textuelle toute forme exclusive d'application de ma vision du langage poétique, en lui présentant chaque conte ou chaque nouvelle dans un mode de cohérence approprié pour la réception publique.
                   
Les tensions revêtent plusieurs formes et aspects :

_ Majuscule et minuscule
(débit verbal, rythme de lecture)
_ Accord en genre et nombre (verbes de subjectivité)
_ Temps de conjugaison (imbrications récit/discours)
_ Adjectifs de couleur volontairement invariables
_ Le récit d'un discours, et le discours d'un récit, narrant ou poétisant une vision du monde.

Tels sont les éléments sporadiques inhérents à l'exercice commun de "voir et lire".
Tantôt la figure stylistique affirme l'approche visuelle au détriment de la syntaxe traditionnelle, tantôt le "raconter" supplante le "dire" par une volontaire "façon " d'écrire et une souplesse de ton.
          
En soi, c'est une question de cohérence, et c'est le jeu de l'écriture.
                             




Panorama conditionnel













Intrusion / Accès

 


1068 ; non autorisée -
Base de conversion interactive : 5570


Tension : Déverrouillage



En cours d'enregistrement de données ...

                  

          * Je ne t’ai pas parlé jusque-là de l’histoire du poète antique dont on comparait l’exercice à la clarté du soleil ; et tu vas comprendre pourquoi il ne fut qu’une légende. Ce poète avait très tôt acquis un don, dont tu devineras la portée et la mesure. En grandissant, son art devint si éloquent qu’il suscita l’admiration de tous. Il avait conscience de son talent, l’assurance de la réussite et l’intuition de son génie. La vanité le guidait, comme un esprit supérieur, et cette confiance absolue à point nommé de son inspiration personnelle le rendait victorieux de tous les concours du pays. Il confondit l’art et la notoriété dans la majorité de son œuvre. Il prit plaisir à se représenter, à se mettre en valeur, croyant incarner la poésie brute. Si l’on affirme qu’un fou voit ses rêves dans son propre miroir, on prétend qu’un artiste en prédit la mise en scène. C’est la fatuité de l’invention, la fierté du culte. Aussi prit-il l’habitude de travailler en compagnie d’un miroir, puis de deux, puis de trois. Il entreprit même de ne s’entourer que de miroirs pleins, reflétant sa personne unique. Et considérant que son inspiration était purement divine, il s’employa à déplacer tout son matériel au milieu d’un espace ouvert, à l’air libre. Il considérait que la planète solaire lui octroierait la force d’entreprendre, et qu’illuminé par les rayons du ciel, il peindrait son âme sur une feuille, au milieu d’un cercle de lumière. Au lever du jour, la lueur primaire activa un système concentrique de reflets qui se réunit au centre de l’organisation matérielle prodigieusement mise en place ; attisé par le feu soudain, l’artiste périt consumé avec la plénière substance de son œuvre. C’est ainsi que l’on meurt poète à défaut d’éterniser l’ouvrage au milieu de l’Univers.

 

          * Il y a de l’humanité dans cette poésie que nous vantons. Le verbe révèle à mon sens que nous portons de l’humanité dans la valeur des choses. Que dire d’une poésie brute absente d’humanité omniprésente ? Il paraît qu’il y a poésie par la présence, et qui dit poésie ne dit pas langage ou écriture. À la question métaphysique se superpose ou se combine l’interrogation spatiale (une vision globale de cet espace, mon idée suivante me faisant revenir à cette réserve) : où est la poésie ? Et c’est le rapport au Temps qui nous fait reconsidérer le lieu de cette présence. Enfin, dès que nous posons la question du sujet poétique (qu’est-elle), nous nous engageons à vouloir fixer cette permanence, mais cette permanence est inaliénable du lieu que nous interrogeons, et dès que nous pensons la poésie, nous ne faisons qu’humainement "tenter" sa fuite. * Je remarque au passage que je m’élargis rarement sur la préparation de mes histoires absurdes. Elles sont si naturellement mises en œuvre que je ne m’en soucie pas. J’ai pourtant eu l’occasion d’affronter les critiques dans ce domaine décrié, de même que j’ai pu d’emblée percevoir les leitmotivs qui parcourent les trois premiers volumes – il me reste maintenant deux textes en décalage à rédiger, avec les plans. Je serais tenté de mettre en avant ce que je surnomme l’ « aliénationnisme », qui correspond à la valeur substantielle de ce que j’écris. Un cadre obsessionnel intervenant dans les conflits psychiques et internes des personnages : objets humanisés à outrance (L’invasion des gobelets, La cafetière électrique), angoisse tragique, claustrophobie mentale et locale (endroits limités comme dans Le journal intime ou chambres de méditation dans Le lecteur invisible), éléments naturels matérialisés en symboles sexuels, courses-poursuites interminables (la folle, maternelle, envahissante ou amoureuse, omniprésente dans la majorité textuelle) dans l’esprit de ceux qui sont des gens tout à fait normaux, parfaitement intégrés, jusqu’au poste de victime. En effet, leur volonté est autant engagée que légitime. À certains, on ne peut leur reprocher un certain perfectionnisme dans le travail, presque en démesure. À cet enchaînement d’appréhensions succède l’enfer de l’immobilisme. Un grand nombre de mes héros voudrait « tout faire », mais n’y parvient pas, croyant subir corrélativement les futurs reproches des supérieurs hiérarchiques ou de la famille. Aussi, certains en sont déjà conscients, malheureusement fortement « abrutis ». C’est l’immensité d’un cadre sans horizon qui conditionne la nervosité des sujets. L’espace mental se développe en même temps que la vision du monde, et de la perception profonde de l’Univers. L’humanité qui évolue est soit alliée lorsqu’elle participe à émanciper la curiosité individuelle, ou ennemie, en cherchant à la raisonner, dans le cercle professionnel ou familial, là où interviennent les effrayants aliénistes, qui d’un côté veulent soigner le malade social, en punissant l’ardeur libidinale, extasiée devant l’inconnu et l’invisible. C’est cet « aliénationnisme » qu’il faudrait mieux retenir et plus relativiser par rapport à mon œuvre. Il y a bien de l’ambiguïté entre l’intimité et la découverte de l’extérieur. Dès que le recul de l’observateur s’exerce, l’humanité s’ouvre comme une boîte de conserves, où l’on peut voir directement à l’intérieur ce qui s’y trouve ; le plus souvent, les individus manifestent des formes de domination intellectuelle ou instinctive, oppressante, qui réfrène chaque héros-sujet, en l’obligeant à voir de loin l’intériorité humaine. C’est ce qui provoque une vision aliénisante de l’Homme cadré dans son espace intime. Au-delà, gare à l’égocentrisme des uns et des autres, en s’orientant vers le sens de la découverte. En effet, les intellectuels menacent le savoir par l’orgueil de leurs entreprises, tandis que les instinctifs reniflent les prétendants à la présence physique : le conflit est alors permanent, y compris avec les patrons, la relation demeurant d’autant plus frustrante qu’elle repose sur une autorité de parole. Un rapport ouvert et naturel devient rapidement conflictuel, à moins d’un jeu de rôle. Et c’est dans ce mode de conversation didactique et basique qu’est l’ « aliénisme ». Oserais-je parler d’ « alienationnisme » ? Oui, mais dans le contexte fantastique ; l’intervention d’un élément surnaturel modifiant la perception individuelle. Le récit relatant ainsi une fiction anticipatrice au lieu d’une histoire extraordinaire, comme on pourrait le suggérer dans Le petit homme, où le double maléfique est déféqué dans les toilettes : il m’était venu en tête que la pratique de l’onanisme, causant le départ des spermatozoïdes dans la tuyauterie partant de la cuvette, pouvait donner naissance, dans les égouts, à une monstruosité ayant des qualités perverses. Plusieurs tonnes de nourrissons hideux pataugeant dans les matières fécales des bas-fonds. Dans la plupart de mes essais, l’intervention extérieure est plus douteuse. L’ « alienisme » correspondrait à la subornation physique ou mentale à un phénomène extraterrestre, organique ou de toute autre physionomie possible, pourvu qu’elle ne se définisse pas parmi les êtres vivants communs de la vie quotidienne. Il me suffit à présent de définir les termes de synopsie cartésienne : l’ « aliénismique » définirait tout ce qui se rapporte à la caractérisation particulière de l’aliénisme, tant à travers les causes que les symptômes. L’ « alienismique » regroupant les éléments extraterrestres, intervenant ou non, ayant une influence imaginaire. L’ « aliénistique » représente les moyens d’analyse et d’étude de l’aliénisme, comme l’ « alienistique » est censé permettre les façons de distinguer/répertorier chaque alien – en tant qu’objet matériellement virtuel – susceptible d’aliener l’être. * À présent, revenons sur le terrain neutre où je m’amuse avantageusement à mon esprit, à défaut d’obliger le tien à quelque écoute qui ne te fera pas dénicher un labeur substantiel, mais orientera tes arguments dans un entretien d’embauche incompréhensible, au dépens des patrons bercés dans l’illusion du chiffre arithmétique ; dans mon jardin, il y a une poussée végétale dont la croissance est folle. Elle est principalement celle qui me berce d’illusion en illusion, me fait ouvrir des rideaux les uns par dessus les autres, dans une parfaite conscience. C’est comme si je me perdais dans un dédale en connaissance de cause. Ma déroute permanente est liée au fait que je ne reconnaisse quiconque, ni moi, comme poète. À mes yeux, vois-tu, rien n’est exclusif, hormis dans l’abstrait. J’admets par là que toute poésie est prétention stylistique. Car si j’étais poète, c’est-à-dire au cœur de la poésie, je n’écrirais pas pour une valeur absolue, dans le sens d’une recherche. Et je serais alors au fond des choses. Pourtant, nous reconnaissons un grand poète par la valeur de son examen, lors qu’il met au jour l’impuissance de sa création artistique, et là, disons-nous, voilà qui mérite d’être mis au palmarès. La vraie poésie, c’est l’aveu d’une impuissance réelle. Et c’est ce qui la rapproche foncièrement de la vie : l’essentiel n’est pas d’avoir le temps d’écrire, mais d’écrire avec son temps. Avoir le temps d’écrire, c’est constater de juger de devoir vivre ou non. Vivre, c’est le temps d’écrire, c’est-à-dire non pas le temps d’avoir écrit, mais le temps de l’écriture. Voilà comment, de façon tautologique, je nuancerais le propos le plus objectivement possible. À mon avis, tant que l’Univers se développe, il n’y a pas de bout du compte en poésie. * Le regard porté sur le monde, voici le sens des réalités. Si comme moi, par spontanéité obsolète, tu considères la réalité comme l’espace que t’offre ton champ de vision, tu as pu te demander si cette réalité n’était qu’un plan horizontal scotchant ta conscience, à la façon dont on te banderait les yeux, à la façon dont se déroule un film. Mais en réfléchissant bien, les aveugles ont un sens des réalités qui tient sur quatre doigts. Et quand tu sais qu’avec un majeur coupé, tu peux tout de même user de tes phalanges pour saisir un outil quelconque, tu te dis qu’avec quatre sens, une perception affaiblie permet néanmoins un certain regard sur ce qui t’entoure. Et c’est sûrement ce regard qui fonde une œuvre de réalisme que de la réalité suprême. Ce sont les regards extérieurs sur la réalité qui apprécient le regard subjectif porté au regard unanime. Et ce regard jugé réaliste n’est regard que par les regards qui existent, portés sur une réalité observée dans un angle qui diffère, sans quoi ce regard regardé n’existant pas, le contact visuel inopérant ne ferait pas prendre conscience au voyant qu’il voit, il n’y aurait ni art, ni regard, mais une vision individuellement stupide. * Nicolas Saeys avatar de Nicolas Saeys. Nicolas Saeys nom de Nicolas Saeys, Nicolas Saeys en train de devenir Nicolas Saeys. Qui est Nicolas Saeys ? Je viens de me rendre sur Internet pour te demander de faire partie de mes amis d’enfance ; comme si malgré ce qu’il en est réellement, il suffisait de cliquer pour prouver cette vérité condescendante et préférentielle, en fait preuve d’ignorance de l’entourage. J’espère que je n’ai pas commis l’erreur identitaire de me tromper de personne. Il s’agit d’une relation exclusive, où tout propos est ferme. Comme si chacun conversait sur un mode réfléchi d’écriture automatisé, ne prenant mutuellement connaissance que des traits saillants de la personnalité absente. L’humanité y est comme glacée par la permanence de l’acte de dire. Un individu auquel on hésiterait couramment à s’adresser, on lui adresse plus volontiers la parole lorsque l’implication physique n’est pas présente dans l’objet de discussion mental. L’ouverture au psychisme y est latente et favorise le type d’écriture automatique, exactement comme on s’exprime volontairement sur un PC utilitaire, à travers une connexion directement établie avec les potentiels lecteurs. Il y a cette franche superficialité des rapports qui dénue même la textualité la plus brillante de sa valeur poétique. Et ce que j’ai placé en évidence s’illustre dans l’ensemble ras. Oui, parce que l’oralité représentant un rapport de langage immédiat, les blogs ou les messages via l’informatique le représentent de manière plus lointaine. Et vois-tu, je suis davantage tenté de connaître ainsi des individus que j’ai bien connu autrefois, mais avec qui je m’étais brouillé, comme si un retour en arrière s’avérait nécessaire, comme si je m’offrais la possibilité d’une re-connaissance avec cette approche. Et curieusement, les artistes présents sur le net, que je connais si bien par leurs œuvres, ne me donnent pas véritablement envie de les connaître pour un lien basique. Et ce qui choque dans ma biographie, c’est la richesse et la complexité d’un rapport ouvert au public, sans l’appréhender le moins du monde, avec une familiarité commune, qui, malgré tout, n’est pas humiliante. Internet doit être pour moi un outil de diffusion d’informations, sans valoir la garantie du contact humain, dans sa proximité spatiale et son recul psychologique. En m’investissant pourtant dans ce rapport consternant de platitude, je prends toutefois un recul critique vis-à-vis de mon contact avec autrui plus construit, plus intense. Je n’ai pas dit mon dernier mot et tu n’as pas bu ton dernier verre. N’est-ce pas une réalité que je pénètre pour mieux la fuir dans mon univers ? Une ouverture en retraite ? Il est préférable que ce système relatif relationnel demeure dans l’intimisme. Nous pouvons faire preuve ici d’une libéralité indifférente, qui n’aura pas sa place au niveau social ou professionnel, plus convenue, ni dans le domaine artistique, parce que universelle. En même temps, l’expérience est probante de ma façon de travailler dans la vie quotidienne, en pensant naturellement les choses. Je pourrais aussi bien tomber sur des anecdotes sauvages telles que : « J’aimerais que tu me rendes le taille-crayon que je t’ai prêté il y a dix ans » ou « Ça fait dix ans que je rêve de t’éclater la gueule. » C’est une réalité virtuelle, avec ses degrés d’intellectualisme, celui-là même que nous devons distinguer dans la fleur massique du magma verbal codé, semblable à une matérialisation de la virtualité où justement, le mélange de l’art et des registres n’est pas permis, au risque d’une vision dévalorisante de l’auteur sur son œuvre elle-même.



(CORRESPONDANCE 2008-2009)


 

 

Coordination : Sens

Oui / Non

Mardi 2 septembre 2008








             Ma poésie est un crime déguisé.



             Je dis ce que je pense et ce que la société condamnerait de me voir exprimer le fondement de mes croyances et de mes réflexions sincères sur le monde.

 

Mon acte de barbarie réside dans l’écriture et le rapport précis et fouillé des actes interdits ou illicites par la Loi humaine et que j’accomplis en mesure de mon imagination, mon costume de clown.

Je cache la souillure de mon péché en combinant formellement la prose à un patchwork de mots, pour brouiller la piste des enquêteurs de la pensée que sont les psychologues, ou pis, les lecteurs.

La couverture organique du récit ne suffit pas à masquer la vérité. Je dis ce que je fais semblant de faire en réalité. Je ne fais pas en réalité ce que je dis dans le fond de mes mots.

Les mots sont autant de coups de couteaux à ma conscience. Le mal tel un abcès sur la peau s’évapore en faisant couler une rivière de sang. On a du sang sur les mains après avoir craché la nature des choses.

Je refuse de me regarder dans la glace, je prends un stylo et je rédige sur un papier en matière basique ce que je ne vois pas en réalité, ce que je voudrais voir mais ne pas faire. Je veux comprendre l’échelon qui mène de la vie à la mort.

L’horreur et la perversion résident dans le maquillage des choses de la vie.

La vie comme la mort sont en pensée.

L’arrêt de ces deux aspects de la vie sont des états de faits.

La vie est un manque de liberté.

La mort est une fin de spectacle. Elle est pure.

La pensée meure, les mots restent.

Je suis obligé de pécher. J’ai conscience du mal que je fais.

Ma comédie ou ma mise en scène cache la misère humaine.

Je prends la responsabilité de dire la faute.

Je suis dans l’erreur.

La position du poète est servile.

Il est l’esclave des désirs du genre humain.

Il observe et juge.

C’est l’instigateur des actions justes.

Il équilibre la balance entre les excès, qui causent les querelles.

Sa quête de liberté revendique le surpassement d’un système précis.

Il n’enseigne pas, il dit les choses dont le public choisit d’en vérifier et d’en accepter une vérité universelle.

Il n’impose jamais son opinion, mais doit prouver avec des mots le bien-fondé de sa pensée, sans quoi son expression floue la rend nulle.

Un savoir général doit le pourvoir d’un jugement plus crédible sur le monde car la véracité d’une chose n’est valable que dans la qualité même du jugement qui la définit dans tous les angles possibles.

Il est besogneux, doit rompre la peur qu’il éprouve devant le monde invisible en l’investissant grâce à sa théorie pour dissiper l’angoisse.

Son existence est un sacrifice.

Sa science est une donation.

Il connaît les sentiments.

 

 

Il est sans cœur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ovnis







Une poésie sans inspiration est une vie sans oxygène.


La poésie n’est pas née avec l’humanité mais le début des temps et de la vie.

 


C'est un corps de papier en crise identitaire.
















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